Euroligue : L’Olympiakos s’incline face à Anadolu Efes dans un duel intense

Au-delà du simple résultat, cette rencontre a mis en lumière plusieurs problématiques qui commencent à peser sur le début de saison de l’Olympiakos. L’équipe, encore en recherche de repères, peine à trouver une continuité dans son jeu, alternant séquences très fluides et passages à vide difficiles à expliquer. Le match face à l’Anadolu Efes en est la parfaite illustration : un premier quart-temps offensif parfaitement maîtrisé, suivi d’une lente décroissance dans l’intensité, la circulation du ballon et la qualité des tirs.

Une attaque en manque de constance

Après un premier acte où tout semblait fonctionner – mobilité sans ballon, spacing cohérent et réussite extérieure – l’Olympiakos s’est progressivement heurté à la défense resserrée du Efes. Le deuxième et le troisième quart-temps ont exposé un manque de solutions offensives lorsque le rythme ralentit. Sans transition ni jeu rapide, l’équipe s’est retrouvée trop dépendante des initiatives individuelles.

TYLER DORSEY, pourtant bien lancé, n’a pas réussi à maintenir son impact face à la pression turque. SASHA VEZENKOV, habituellement l’un des moteurs offensifs du club, a été bien contenu et rarement servi dans de bonnes conditions. Quant à FRANK NTILIKINA, s’il a apporté de l’intensité défensive et quelques points précieux, il n’a pas réussi à dynamiser un collectif qui semblait parfois à court d’idées.

L’Olympiakos a terminé le match avec seulement 78 points inscrits, un total insuffisant à ce niveau de compétition, surtout lorsque l’équipe plafonne à 11 points dans un dernier quart-temps déterminant. À ce stade de l’Euroligue, où chaque possession compte, ces passages à vide pèsent lourd.

Une défense en difficulté dans les moments importants

Si l’attaque a montré ses limites, la défense grecque n’a pas été plus rassurante. Anadolu Efes, bien que remodelé cette saison, a profité des espaces offerts, notamment sur les rotations tardives et les switchs mal exécutés. Cole Swider, avec ses 20 points, s’est régalé sur les tirs extérieurs, souvent trop ouverts. Alec Peters, ancien de la maison grecque, a lui aussi trouvé la faille à plusieurs reprises, profitant de mismatchs mal gérés.

Le quatrième quart-temps a été particulièrement révélateur : Efes a accéléré, impacté physiquement, et l’Olympiakos n’a pas su répondre. L’absence de stops défensifs dans les moments clés a empêché tout retour et a laissé la rencontre filer.

Une équipe qui doit encore trouver son identité

Cette défaite soulève des questions mais ne doit pas occulter le potentiel réel de l’Olympiakos. Avec un effectif renouvelé et encore en apprentissage, le club du Pirée n’est pas en retard sur son tableau de marche. Le bilan de deux victoires pour deux défaites reste totalement correct dans une Euroligue extrêmement dense, où chaque soirée réserve son lot de surprises.

Mais pour espérer viser les premières places, l’équipe devra rapidement :

  • renforcer sa rigueur défensive,

  • éviter les trous d’air offensifs,

  • mieux exploiter ses leaders sur 40 minutes,

  • stabiliser ses rotations.

Le coach devra également trancher sur certains rôles encore flous dans l’effectif. Des joueurs comme Mustafa Fall, Isaiah Canaan ou Nigel Williams-Goss auront un rôle essentiel dans la montée en puissance à venir, notamment pour apporter stabilité et expérience.

Un prochain match déjà décisif

Le prochain rendez-vous européen s’annonce crucial. L’Olympiakos ne peut pas se permettre d’installer le doute en concédant une troisième défaite en cinq matchs. Une réaction est attendue, tant au niveau du résultat que dans les attitudes. Il faudra montrer plus d’agressivité, davantage d’efficacité dans la gestion des fins de match, et retrouver la discipline qui a fait la force du club ces dernières saisons.

L’Euroligue ne laisse pas de marge : chaque faux pas compte, mais chaque victoire peut relancer une dynamique. Le club du Pirée dispose du talent, de l’expérience et de l’encadrement nécessaire pour rectifier le tir. Reste désormais à transformer ces qualités en performances constantes.

Cette courte défaite face à l’Efes servira-t-elle d’électrochoc ? Les supporters en espèrent autant que les dirigeants. Une chose est certaine : la saison est encore longue, et l’Olympiakos a toutes les armes pour revenir avec ambition dans la course aux premières places.

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